Après un « Alien : Covenant » n’ayant pas fait l’unanimité auprès du public, le réalisateur Fede Alvarez a pour lourde tâche de faire revenir une des créatures les plus emblématiques du cinéma de ces quarante dernières années. Un pari réussi ? C’est plus que probable !
Avant de commencer sachez que c’est peut-être le film « Alien » le plus dur de la saga sur l’aspect « violence visuelle ». Il ne conviendra pas à tout le monde et certaines scènes peuvent être très choquantes
Afin que tout le monde puisse lire notre critique, celle-ci ne comporte pas de spoil.
Une histoire simple, mais efficace
Prenant place entre le premier « Alien » et suite à « Aliens », « Romulus » nous conte une histoire inédite. Loin des aventures de Ripley, nous suivons la jeune Rain et son frère, coincés sur une planète minière sous le joug de la Weyland-Yutani.
Bien évidemment, notre duo souhaite quitter la planète à tout prix, mais tout ne se passera pas comme prévu. C’est à partir de là qu’un étrange signal va être capté.
Le déroulement de l’histoire ne révolutionne pas le genre et tous les prétextes sont bons pour amener les protagonistes dans d’affreuses situations. Il faut avouer que suivre les mésaventures des différents personnages est grisant et je me suis souvent demandé quelle horreur allait leur tomber dessus. Tout simplement grisant (et légèrement sadique, oui).
Heureusement, le métrage se paie le luxe de proposer un récit qui prend son temps à se mettre en place, tout en possédant, par la suite, un rythme très dynamique. D’une durée de deux heures, je n’ai absolument pas vu le temps passé. C’est bon signe, en général.
Entre maxi best-of et hommages en pagaille
Je ne vais y aller par quatre chemins; « Alien : Romulus » est une lettre d’amour à la licence. L’entièreté de l’univers de « Alien » est respecté à la lettre, que ce soit par ses décors, son ambiance et ses créatures.
Même si le film se déroule durant la quadrilogie originale, des idées venant des deux derniers métrages (Prometheus et Covenant) sont présentes. Et je dois avouer que celles-ci sont fichtrement bien exploitées. Je ne m’y attendais pas et honnêtement, l’impression de « chainon manquant » a vite fait surface dans ma tête. En effet, certaines connexions se font à travers les six autres films qui composent la saga « Alien ». Cela a donc pour effet d’approfondir et consolider fortement la mythologie de son univers.
En ce qui concerne les clins d’oeils et autres hommages; ceux-ci sont très nombreux. Mise à part quelques références que j’ai pu trouvé un peu forcée, la recette fonctionne et ne va pas trop dans le « fan service » abusif.
Quant à l‘ambiance générale de « Romulus », c’est simplement un sans faute. Tout est présent pour plonger le spectateur dans ce que l’univers de « Alien » a de mieux à proposer. Je ne parle même du nombre de fois où j’ai sursauté grâce à des « jumpscares » habiles et bien amenés.
Des créatures plus vraies que nature
Par où commencer ? Ah oui, l’Alien. On retrouve ici des acteurs en costume et la magie s’opère immédiatement. Loin des « proto-xénomorphes » de « Covenant », les créatures sont réalistes et n’apparaissent pas tout le temps à l’écran. Les apparitions sont plus furtives, l’intégralité du corps n’est pas montré et la mise en scène sombre aide beaucoup. Une recette qui fonctionnait déjà à l’époque (par manque de budget surtout).
L’ambiance générale est également une réussite totale grace à sa sublime photographie. Que ce soit les sons des différents ordinateurs, le design des couloirs humides et la musique, tout est fait pour proposer un « Alien » digne de ses prédécesseurs.
Du coté des effets spéciaux autres que les différentes créatures; c’est tout autant bien exécuté. Les vaisseaux, les décors, les explosions et autres scènes gores sont d’une grande qualité.
Le seul point noir au tableau que je pourrais reprocher, c’est la médiocre reproduction d’un personnage « important » en image de synthèse. Je ne comprends pas comment cela a pu arriver alors que le reste du film est un sans faute.
Pour terminer ce point technique, je tiens personnellement à saluer l’acteur David Jonsson pour son rôle de Andy. Le comédien nous livre une prestation simplement dantesque et mérite clairement que l’on s’y attarde. Je lève mon chapeau.
Dans la salle, Personne tout le monde vous entendra crier
Étant moi-même un fan de longue date de la saga « Alien », j’avais peur pour l’avenir de la saga après « Prometheus » et « Covenant ». Heureusement, Fede Alvarez vient de nous offrir le sauvetage du siècle en proposant quelque chose d’inattendu; tout en gardant en tête tous les éléments historiques de la saga.
À mi-chemin entre le premier « Alien » et sa suite, le film réussi la prouesse de nous proposer un mélange du meilleur des deux; entre le suspens, l’horreur et l’action. Une efficacité rare de nos jours.
On pourra reprocher son casting « jeune » qui pourra paraitre « gnangnan » au premier abord, mais force est de constater que le duo Rain/Andy est touchant au possible.
Pour conclure cette critique, ce « Alien : Romulus » est une claque et plaira à tous les fans de la créature mythique, mais aussi à ceux désirant ressentir des sensations fortes sur grand écran. Foncez, vous ne serez pas déçu du voyage.
2 commentaires
Top, l’article, ce donne envie d’aller le voir de suite !!
Merci beaucoup pour votre retour 🙂