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[Test] Hunting Simulator 2, une simulation sans immersion

Le jeu fait suite à Hunting Simulator premier du nom, sorti en juin 2017. Toujours développé par Neopica et edité par Bigben Interactive, que nous remercions pour la fourniture de la clé. En abordant ce test, je me suis remémoré mes impressions et mon ressenti lors de la découverte du premier opus. À l’époque, HS1, malgré ses idées est ses innovations, n’avait pas réussi à me convaincre. Il souffrait beaucoup trop de la comparaison avec “The Hunter Call of The Wild”, sorti quelque mois auparavant. Mais qu’importe, nouveau jeu, nouvelle année, lançons nous dans ce monde sauvage et merveilleux où balade et paysage bucolique rime avec traque et chasse.

La chasse est un univers plutôt complet !

Je commence donc ma vie de chasseur aguerri avec un petit tutoriel suivi de ma première et unique bonne surprise, l’arrivée d’un petit compagnon sous la forme d’un Pikachu, mais non ! Un chien ! Un vrai chien de chasse, mais sachez que mon bonheur fut de courte durée.

Hunting Simulator 2

Une fois ce petit passage du tutoriel en forêt effectué, vous allez être redirigé vers votre pavillon. Dans celui-ci, vous allez avoir le plaisir d’exposer vos trophées ainsi que vos armes. Vous pourrez aussi accéder aux fonctionnalités tels que les achats, la penderie ou encore le stand de tir privé. Le stand, lui, permet d’essayer vos armes et vous propose différents postes, dont un ball-trap qui est assez amusant.

Hunting Simulator 2

Le jeu renforce (un peu) son réalisme en offrant des armes sous licences (Beretta, Winchester, etc,…) mais aussi avec les permis de chasse. En effet, avec ces derniers vous serrez limité dans vos cibles, mais aussi dans leur quantité. Il faudra donc être prudent. Si vous voulez faire sauter les limites, il faudra passer à la caisse.

Le bon et le mauvais chasseur

Non parce que, j’ai appris à tirer, je me suis acheté des habits, mon chien est prêt à l’assaut, mais je fais quoi maintenant ? Et bien sachez que le jeu vous lâche ainsi dans son aventure, avec vos chaussettes et votre couteau. Le titre ne vous propose aucune mission, aucun défi. Pire encore, il ne possède pas de multijoueur. C’est d’ailleurs à ce moment que le jeu prend un goût amère.

Hunting Simulator 2

Hunting simulator premier du nom amenait un côté dirigiste et arcade au genre, ce qui lui permettait de se démarquer de la concurrence. Ce dernier se payait même le luxe d’un bullet following (suivi de la balle). Rien d’incroyable, mais c’était assez “Wahou” pour le noter. Ici, le studio prend le risque de venir titiller la concurrence sur son terrain avec uniquement des grandes cartes ouvertes et de la chasse. Malheureusement, les ajouts et les bonnes idées ne suffisent pas à combler l’écart et la mayonnaise ne prend tout simplement pas.

Images et son

Hunting Simulator 2

Je continue sur la lancée des mauvaises nouvelles. Les graphismes : malgré les années qui nous séparent de la sortie du premier opus, le terme daté, déjà utilisé à l’époque, est toujours de mise. Ensuite, c’est au tour de la végétation d’en prendre un coup. Celle-ci peu convaincante, que cela soit par ses textures ou son mouvement. Dans l’ensemble, le rendu n’est pas harmonieux. Les arbres bougent comme s’ils étaient des danseurs de Tecktonik. Pour finir, marcher sur l’herbe ne l’a fera pas vraiment plier. De quoi casser l’immersion à long terme.

Hunting Simulator 2

La végétation n’est pas la seule à souffrir de ce rendu médiocre. Les animaux ont l’air de sortir d’une pub pour du gel coiffant avec leur look hirsute. Histoire d’enfoncer le clou, la physique de ces derniers est à l’image de leur apparence.

Du côté du son (un élément important), lui aussi peine à être convaincant. Un bruit de vent est omniprésent et on retrouve celui-ci sur absolument toutes les cartes. L’ambiance n’est malheureusement pas au rendez-vous. Clou du spectacle, le rendu sonore des armes est lui aussi à l’image du reste du titre.

Un gameplay qui détruit l’immersion

Le personnage qui contraste déjà avec le reste dans sa partie visuelle s’enfonce un peu plus avec sa physique. J’avais l’impression de jouer à un jeu dans un jeu. Toujours au sujet de notre caractère, ce dernier semble pouvoir courir sur de très longues distances et épauler sans fusil sans peine, de quoi casser le réalisme d’un jeu qui comporte “simulation” dans son titre.

Accrochez-vous, ce n’est pas fini. Les animaux génèrent de la nourriture aléatoirement. Imaginez-vous, vous êtes au milieu des montagnes du Colorado et vous vous retrouvez à pister un animal que vous avez blessé. À ce moment là, la pauvre bête ouvre son sac de courses, prend le temps de manger un épis de maïs ou une fleur que vous retrouvez ensuite au sol. Petit bémol, cette nourriture n’existe pas dans votre région.

Le compagnon inutile

Votre petit compagnon (le chien du début) devient très vite un poids plutôt qu’une aide ralentissant vos traques. Inexpressif sauf à de rares moments où il se met à aboyer comme un fou alors que vous cherchez à être discret. Le coup du compagnon de chasse est une bonne idée, mais si c’est pour en faire un handicap, autant ne pas le proposer.

Bref, le jeu se paie le luxe d’être une simulation dans laquelle vous allez préférer courir dans le tas que chercher à être discret.

Un bon chasseur dans un jeu de mauvais chasseur

Peut être encore plus que son prédécesseur, le jeu peine à convaincre. Sa qualité visuelle, sonore, son gameplay, tout ces éléments réunies gâchent l’expérience. Non seulement Hunting Simulator 2 ne passe pas devant la concurrence, mais il devient un jeu dont on peut simplement se passer.

[Note générale : 2.5/5]

Les + :
– Le pavillon et son stand de tir
– La modélisation des armes et les licences
– Le compagnon (qui demande encore à être amélioré)

Les – :
– Les graphismes
– La partie audio décevante
– Le manque de contenu “dirigiste” (multi, défis, missions)
– L’immersion globale qui n’est pas au rendez-vous

Par  « Chasseur de père en fils depuis mai 2017 » 

Publié le 02.08.2020 à 18:14.

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