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[Test] Need for Speed Heat, la chaleur que l’on attend

Need for Speed est une des saga qui a connu son apogée il y a une dizaine d’années et qui tente tant bien que mal de remonter la pente. Après avoir vu plusieurs studios se passer le bâton du développement, Heat est le quatrième volet des développeurs “Ghost”. Ce n’est pas un mal puisque à chaque nouvel épisode, le jeu semble meilleur. Avant de se lancer dans le test, je tiens à préciser que cette critique du titre est basée sur quelques heures de jeu. La note sera mise à jour une fois le jeu terminé. Allez, en voiture !

Need for Speed Heat

Need for Netflix

Scénariser un jeu de voitures me donne le même sentiment que quand je vois un jeu de combat qui raconte une histoire. Le mélange entre le gameplay et ce que le jeu essaie de mettre en place me laisse un sentiment “brouillon”. C’est malheureusement le cas ici avec Need for Speed Heat. L’histoire est assez bateau, le roi de la ville est déchu et vous, nouveau dans la ville allez tout faire pour reprendre sa place. Un drama scénarisé entrecoupé de courses et de voyages rapides. Je ne suis pas sûr que mettre un scénario et tenter de donner au jeu un côté action soit une bonne idée.

Netflix heat

Vous allez tout de même enchaîner les courses de jour comme de nuit afin de gagner des niveaux qui vont vous permettre de débloquer la trame principale et connaitre la suite du polar. Il y a forcément des méchants et des gentils, mais comme je l’ai dis plus haut, ce n’est pas le scénario de Need for Speed Heat qui va vous donner des frissons.

personnage need for speed

Rapide et pas content

Need for Speed Heat a l’âme du bon vieux Fast and Furious, vous savez, celui où les voitures étaient encore mises en avant. La journée offre ce panorama très “Miami” avec des palmiers et des gros bateaux. La nuit elle offre de l’éclairage aux néons à outrance avec des courses endiablées. Tout cet univers sous couvert de musiques sud-américaine, les fanatiques seront aux anges.

bmw heat

Le visuel lui aussi offre de bonnes sensations dépaysantes même si la journée Need for Speed Heat se transforme en vrai filtre Instagram. C’est joli, mais à la longue on sature un peu quand même, un peu comme les couleurs.

instagram need for speed

Pimp my Ride

Dans un jeu de voitures, il y a des voitures, et Need for Speed Heat remet à nouveau sur le tapis le tuning. Toujours dans l’optique des anciens volets, vous pouvez changer les par-chocs, les jantes, le bruit de votre pot d’échappement et toute cette customisation s’étend même aux performances de votre moteur. Je ne pense pas avoir besoin d’étaler plus de détails à ce sujet, dans Need for Speed Heat on peut presque tout faire.

tuning heat

Ghost pousse un peu le bouchon plus loin, en effet, les développeurs proposent de personnaliser votre personnage et son look. C’est sympa, mais je veux juste jouer avec des voitures. Un grand bravo tout de même à eux, dans sa réalisation globale, Heat met énormément en avant les voitures et il le fait jusque dans les chargements.

menu

Pour finir sur le point des véhicules, il reste un point noir qui revient sans cesse dans la saga : la vue intérieure. Ghost, Electronic Arts, s’il vous plait, en 2019 proposer une centaine de voitures sans vue intérieure, c’est juste plus possible. Même Grand Theft Auto 5 fait mieux avec des intérieurs, sans compter toutes les modifications possibles dans les habitacles.

nuit need for speed heat

Day N’ Night

Voilà la partie où Need for Speed Heat m’a le plus surpris : la transition entre le jour et la nuit dans un procédé non dynamique et qui marche plutôt bien. En gros, lorsque vous êtes dans Palm City de jour, vous avez accès à certaines courses. Vous vous baladez, la police est plus “calme”, le monde semble plus accessible. De nuit, tout s’inverse. La police est nerveuse, la lumière des néons vous guident, les courses deviennent illégales. Tout ceci se chevauche de plusieurs manières. Pour inverser le temps vous avez plusieurs possibilités.

jour nuit

La journée, vous pouvez basculer dans la nuit en sortant d’un garage ou en allant dans une safe house. Plutôt classique. Gros point noir pour la partie “jour”, les habitants semblent avoir déserté les rues de la ville. Un fléau qui se transmet d’épisodes en épisodes. C’est vraiment dommage puisque la carte est grande, un sentiment de fin du monde se met assez vite en place.

nuit

De nuit, c’est plus difficile. Il vous faut atteindre une safe house afin de “dormir”. Une vraie difficulté avec la police à vos trousses. En parlant de celle-ci, la nuit leurs voitures se transforment en vrai bulldozer et pour réparer votre bolide, il vous faudra trouver une station essence. Attention tout de même, vous avez qu’un nombre limité de réparations en votre faveur, ensuite il faudra faire preuve d’ingéniosité.

course poursuite

C’est plutôt joli

C’est vrai, Need for Speed Heat est joli. Avec des panoramas “intéressants” en ville, le jeu se montre vraiment plus beau dans la verdure. D’ailleurs celle-ci occupe une bonne partie de la carte et fera la joie des drifteurs. Du côté des performances, rien est à signaler, tout fonctionne comme sur des roulettes. Le moteur derrière le jeu, si j’ose dire, semble bien huilé. Grosse mention spéciale pour les menus qui sont à tomber. Originaux, dynamiques et efficaces, ils mettent encore et toujours à l’honneur votre véhicule. De quoi vraiment renforcer les liens.

panorama need for speed

Encore un retour gagnant

Need for Speed Heat a réussi le même exploit que Call of Duty, renaître de ses cendres en offrant aux joueurs ce qu’il peut faire de mieux. Attention quand même, le jeu va plaire aux amateurs d’arcade qui veulent glisser facilement sur l’asphalte avec des voitures qui font du bruit et qui ressemblent à des sapins de Noël. Un espèce de Underground++ qui manque tout de même d’une bande sonore des années 2000.

[Note Générale : 4.25/5]

Les + :
– Le cycle jour/nuit non dynamique
– La personnalisation
– L’ambiance générale

Les – :
– La vue intérieure
– Le scénario
– Le manque de variété musicale

fin heat
Par  « Star Citizen et Jean-Jacques Goldman font bon ménage » 

Publié le 06.11.2019 à 10:01.

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