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[Test] Gears 5 BOOOOM

Comme d’habitude, et avant de commencer ce test, je tiens à remercier Microsoft Xbox pour la clé du jeu. Je précise que celui-ci s’effectue sur PC et non sur console. Place au test maintenant !

gears 5

Mon Gears

La saga Gears est assez énigmatique à mes yeux. Premièrement, je n’ai pris le train que très tard ; la faute à un titre exclusif à la Xbox. Puis quand j’ai commencé, je n’ai pas réellement compris d’où venait un tel engouement pour ce jeu. J’aime les shooters violents où il ne faut pas réfléchir, comme DOOM par exemple. Quelque chose me bloque dans cet univers. Cette brutalité avec ce gameplay qui nous force à se mettre à couvert absolument tout le temps, ce besoin de trop en faire côté scénario alors que finalement, nous, on veut juste tuer des méchants. Je pars donc à la conquête de Gears 5 avec tous ces doutes en tête.

C’est beau, mais…

Avant d’aller dans les détails du gameplay, de la campagne et du multijoueur, le premier contact avec le titre est tout bonnement bluffant. La première scène de la campagne nous fait descendre dans une caverne le long d’une chute d’eau. Pour une entrée en matière, c’est fracassant.

gears 5 première mission
gears 5 nature

Petite précision, je ne parle pas du didacticiel qui se lance automatiquement au début du jeu qui vous fera apprendre comment bouger, tirer, et tout le tralala dont on peut se passer.

J’en reviens à la splendeur du titre, du moins à son premier contact. C’est donc beau, les reflets sont omniprésents, les plantes bougent sous votre poids, les couleurs et les ombres se marient parfaitement. D’ailleurs, le jeu sur PC offre une quantité inimaginable de réglages graphiques. C’est bien, mais c’est tout de même trop. Le jeu reste un “vulgaire” portage et très vite la réalité nous rattrape. Entre le réglage “moyen” et le “ultra” la différence est à peine visible. Le titre propose un mode textures HD, il faut le télécharger puis l’installer. Encore une fois, c’est bien, mais je n’ai pas vu de changements.

gears 5 intérieur

Là où la réalité du portage fait mal, c’est dans la physique de Gears 5. Impossible de sortir d’un sentier battu. Vous êtes sur des rails. Aller dans le bord d’un chemin et vous allez rester droit tel un piquet. La physique vous laisse le choix de marcher, courir et vous mettre à couvert. Si l’univers peut-être beau par moment, la physique vous donnera l’impression d’être un vulgaire pion.

gears 5 à couvert

L’open-world, un chemin balisé

Une des grandes nouveautés de ce Gears 5 c’est l’arrivée des zones plus “vastes”. Un peu à l’image de Borderlands 3, mais en fait non. C’est ce qu’on a essayé de me faire croire. Il y a bien des phases en véhicules dans des espaces plus grands. On est tout de même loin d’un vrai open-world, c’est un monde semi-ouvert qui reste très en dessous de la maîtrise du genre que peut avoir Metro Exodus.

Le reste du gameplay est propre à Gears of War. On avance dans des zones où les murets ont été mis avec précautions avant chaque combats pour que nos petits personnages puissent s’y abriter. Quelle charmante attention.

gears 5 boss

Trop fort pour se plier !

Retour sur un point global du gameplay : les mouvements. Mon personnage semble cramponné au sol. Pourtant, il arrive à récupérer un chargeur par-terre alors qu’il a deux armes dans le dos, plus un minigun dans les deux mains. Il y a aussi ce besoin de se mettre absolument tout le temps à couvert. Certes c’est un classique de la sage, mais plus les heures passent et plus une certaine répétitivité s’installe. Bref, après une dizaines d’heures de jeu, je ne m’y habitue toujours pas.

Pour le reste, rien à redire, on tire, on recharge, on envoie son drone sans hélices faire du ménage et voilà. Pas besoin d’être futé pour jouer à ce Gears 5.

gears 5 violent

BLABLABLA BOOOM

Le jeu aime les cinématiques. Si fort, que celles-ci sont impossibles à accélérer ou passer, du moins sur PC. Alors certaines scènes deviennent longues, voir très longues. D’autres sont totalement inutiles comme quand nos Gears décident de s’embrouiller entre-eux. Mais heureusement, au bout du compte, une fois toute cette mise en scène passée, on peut retourner déchirer du méchants.

gears 5 cinématique

Tout n’est pas noir, au contraire. Dès le début de l’acte deux, on incarne une fille. Parce que oui, les filles sont autorisées dans les jeux de grosses brutes. Pour Kait, notre protagoniste, c’est un retour aux origines qui se dessine avec son lot d’émotions. Et même si certaines scènes sont dignes des plus grands navets, cette mise en scène fini tôt ou tard par nous mettre en émois.

gears 5 émotion

À plusieurs c’est mieux !

Petit passage rapide sur le multijoueur qui est tout simplement immense. Le jeu peut s’effectuer en coopération. Il regorge de modes aussi variés les uns que les autres avec tout de même les classiques comme le Team Deathmatch. Le mode “horde” est bien sûr là, enfin les classiques de Gears sont présents. Une fois que vous avez séché la campagne et que le multijoueur vous fait de l’œil, vous verrez, vous allez en avoir pour votre argent.

gears 5 menu

Gears 5, tu ne m’as pas eu.

Malgré un scénario qui tient la route et un game design très honnête. Malgré une maîtrise totale de la technique, presque à une apogée de la licence. Malgré un monde toujours plus ouvert et un multijoueur sans limites. Gears 5 n’arrive pas à me rendre heureux. Je ne comprends pas ce cassage de rythme incessant dans le gameplay. Je ne comprends pas ce côté gros bras brutal limite stupide par moment. Je ne comprends pas ce qui a changé depuis le premier Gears of War.

gears 5 open world

Ceci n’est que mon opinion, le jeu possède énormément de qualités. Son contenu est dingue, sa technique est très bonne sur PC et parfaite sur console. Le jeu offre une expérience plus qu’honorable.

Ma note pour Gears 5 sur PC :
Gameplay : 2,5/5
Graphismes : 4/5
Durée de vie : 4,5/5
Scénario : 3/5
Note générale : 3,5/5

gears 5 neige

Par  « Star Citizen et Jean-Jacques Goldman font bon ménage » 

Publié le 18.09.2019 à 12:00.

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