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[Test] The Slater

Vous savez ce qui me manque dans les jeux actuels ? Un bon vieux solo ! Je vais peut-être passer pour un vieux con aigri, et j’assume, mais même si j’adore les modes multijoueurs incroyables qui nous sont proposés aujourd’hui, pouvoir se lancer dans une petite campagne solo et se laisser guider par les missions du scénario reste un style de jeu bien différent et tout aussi appréciable. Ceci étant dit, ce n’est pas dans le but de faire une dissertation sur les modes de jeu que j’écris cet article, mais pour vous présenter un nouveau jeu qui sortira dans deux jours : The Slater.

The Slater titre

J’ai en effet eu le plaisir, quelques jours avant sa sortie, de me plonger dans l’univers de ce FPS d’infiltration édité par le studio indépendant finnois Laina Interactive. Je les remercie grandement au passage !

The Slater introduction

L’histoire commence alors que notre héros, un ancien flic du nom de Mark Slater, apprend la mort de son père, l’agent de la DEA Ben Slater. Ce dernier aurait été tué alors qu’il enquêtait sur une nouvelle drogue : la D-Pain. Notre ami Mark Slater passe alors en mode freestyle complet et décide de tuer toutes les personnes impliquées dans le meurtre de son papounet, sans faire de chichis.

The Slater bar de la première mission
Grosse ambiance dans ce bar…

C’est ainsi que vous vous retrouvez catapulté dans une camionnette stationnée devant un bar où l’entrée vous est refusée. Il ne vous reste donc plus qu’à trouver un moyen d’y entrer, quitte à tuer la première personne qui croisera votre chemin afin de lui piquer ses habits…

The Slater garde mort
Allez, piquons lui sa carte d’accès et ses fringues, il n’en aura plus besoin

C’est en effet en usant de ce genre de stratagèmes que vous pourrez à chaque fois réussir à vous infiltrer dans les différents lieux où se cachent les différents intervenants liés à la drogue D-Pain, c’est-à-dire en égorgeant des ennemis, en leur piquant leurs habits, en trouvant des cartes d’accès et des codes d’entrée et en vous faufilant par des petits chemins comme des conduits d’aération ou des fenêtres laissées négligemment ouvertes.

The Slater étranglement
On peut littéralement étranger tout le monde et dans toutes les situations !

Si je dois admettre que le scénario n’a rien d’incroyablement original, il est néanmoins bien construit et le jeu vous laissera vous creuser les méninges de plus en plus au fil des missions, en ajoutant à chaque fois de nouvelles difficultés pour vous infiltrer. Il m’est ainsi arrivé de tourner en rond pendant de longues minutes afin de trouver comment distraire un garde et le faire quitter son poste pour l’étranger discrètement à l’abri du regard de ses collègues et des caméras.

The Slater ennemi à tuer
Au revoir Lex « The ink » Ryder

Il faut en effet être très très très vigilant, car le jeu ne pardonne pas la moindre erreur. Si vous oubliez de cacher un cadavre dans l’armoire qui aura été « subtilement » laissée à côté de l’endroit où vous aviez planifié de le tuer, l’alerte sera immédiatement donnée et les ennemis vous poursuivront sans relâche jusqu’à ce que vous mourriez, ce qui devrait inexorablement arriver dans les secondes qui suivent l’alerte. Il en va de même si vous êtes vu dans une zone interdite ou si vous décidez de sortir votre arme en public. Et lorsque l’alerte est donnée, vous êtes bon pour recommencer toute la mission depuis le début !

Le mot du désespoir qui va titiller votre instinct au rage-quit

En résumé, il s’agit donc d’un vrai jeu d’infiltration qui vous demandera de réfléchir et de vous concentrer pour parvenir au bout de la mission, ce qui est un réel soulagement quand on y arrive. Le jeu n’est pas si difficile que ça et en y passant un peu de temps, on trouve toujours la solution. J’avoue avoir pas mal galéré lors de l’infiltration de l’hôtel-SPA qui demande de changer de vêtements plusieurs fois et de trouver tous les codes et cartes d’accès nécessaires sans se faire repérer, mais les autres missions ont été accomplies assez aisément. On se prend vite au jeu et c’est très sympa. Le fait qu’il s’agisse d’un petit jeu indépendant à l’IA assez scriptée rassure également le joueur, qui est alors prêt à tout tenter.

The Slater le SPA
Heu… Monsieur ? Vous voudriez bien fermer votre peignoir ? 

Sur le plan des performances, le jeu est hyper stable et léger et n’a jamais planté durant les quelques heures que j’ai passées à la tester. Les graphismes sont plutôt pas mal pour un jeu indépendant, avec un joli travail sur les visages notamment.

« PS: I was not drunk when writing this » : les devs se sont parfois bien marrés

Les textures des différents lieux ne sont pas incroyables, mais les maps sont parfois très vastes et je dois reconnaître que le boulot est énorme. Du côté de la bande son, on a le droit à une musique différente dans chaque lieu, avec des variations parfois d’une pièce à l’autre. Les bruitages sont un peu sommaires (notamment les bruits de pas), mais globalement on arrive à bien se mettre dans l’ambiance. Enfin, la prise en main est très simple et les déplacements sont assez classiques et semblables à tous les FPS.

The Slater le dongeon
Encore un lieu tout à fait accueillant

Dans l’ensemble, j’ai donc pris du plaisir à me plonger dans ce jeu, tout en profitant d’une certaine légèreté car le joueur sait qu’il se trouve dans un jeu indé, aux mécaniques simples et dont le prix ne le force pas à s’acharner pour absolument en profiter au maximum. On se laisse embarquer dans l’univers du jeu, on se fait une petite mission, on prend du plaisir, et on arrête quand on en a marre. De la simplicité qui fait du bien, en somme.

The Slater boobsies club
Allez, je suis sûr que vous mourrez d’envie d’y entrer… on y va !

Globalement, je dois donc dire que j’ai apprécié ce jeu et que j’aimerais en voir plus souvent. Le fait de galérer sur certaines missions pour trouver la solution ne donne d’ailleurs qu’une envie : y retourner afin d’y parvenir ! Je suis peut-être un peu masochiste, mais au-delà de l’univers dans lequel on va se plonger, c’est l’intérêt d’une histoire solo. Le début du jeu paraît presque trop facile, puis on bloque de plus en plus sur certains détails. Je considère donc que l’exercice est réussi.

Ma note pour The Slater
Gameplay : 4/5
Graphisme : 4/5
Durée de vie : 3.5/5
Scénario : 3.5/5
Général : 3.75/5

The Slater breaking bad style
Previously on AMC’s The Breaking bad…

Le prix, parlons-en : le jeu sera disponible sur Steam dans deux jours, ce jeudi 20 septembre 2018, pour la somme de $14.99, soit a priori CHF 14.50. Et oui, c’est l’avantage avec les jeux indé. C’est le prix de deux paquets de cigarettes et ça vous offrira plus de temps de jeu que de temps de fumée. Un bon deal quoi!Est-ce que je vous le conseillerai ? Ma réponse est oui, à condition de ne pas être trop exigeant en gardant à l’esprit qu’il n’y a pas une équipe de 1’000 personnes derrière le jeu mais seulement quelques passionnés qui ont donné beaucoup de temps pour proposer ce jeu. On le prend à la légère et c’est comme ça qu’on l’apprécie. Si c’est votre état d’esprit, alors n’hésitez pas, voici le lien Steam : The Slater.

Je vous laisse avec le trailer du gameplay : 

Par  « Du rétro-gaming à PUBG il n'y a qu'un pas ! » 

Publié le 18.09.2018 à 10:43.

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