Avant de vous laisser profiter de ce moment en pleine nature, je tiens à vous préciser que SnowRunner a été une véritable révélation pour ma part en 2020. C’était peut-être même mon petit GOTY de cœur, tant il m’a fait passer de bons moments, m’a challengé et m’a donné envie d’aller toujours plus loin. Après un long périple de plusieurs années, la licence nous revient donc sous une nouvelle forme. Expeditions : A MudRunner Game n’est pas une suite, mais une approche totalement différente. Vendu comme un produit plus accessible, le jeu mise avant tout ici sur l’exploration avec des terrains bien plus extrêmes qu’auparavant. J’insiste sur ce point, parce que j’ai été le premier surpris de cet épisode « annexe » au travers des premiers tours de roues effectués à la Gamescom.

TEST - Expeditions : A MudRunner, un jeu bien différent

Plus réaliste ? Plus complet ? Plus long ? Rien de tout ça, parce que Expeditions : A MudRunner Game est différent en tout point. Voici mon test après une trentaine de missions.

Changement de terrain

Nouvel opus, nouvelle formule. C’était annoncé dès le début, et vous allez le sentir tout le long de votre périple. Expeditions : A MudRunner Game ne vous laissera pas cette fois-ci entreprendre de grands travaux ou intervenir dans des zones sinistrées. Place ici à la science, tout le jeu tourne autour du fait d’apprendre et d’étudier ces lieux compliqués où personne ne s’est aventuré avant. Une approche sympathique, qui fait du sens, mais qui change drastiquement l’approche du jeu. Tout d’abord, il faut savoir qu’ici vous allez enchainer les missions en revenant à chaque fois au camp (menu). Terminé donc le monde semi-ouvert dans lequel il était possible d’enchainer les travaux à la suite. Attention tout de même, il est toujours possible de se promener dans la carte et partir à la recherche de petites quêtes secondaires, ou encore de petits trésors à récupérer à gauche et à droite. Mais il est important de comprendre que la dynamique change totalement. L’idée derrière ce changement provient en grande partie de l’envie de rendre le jeu plus « accessible ».

Histoire d’aller plus loin, Expeditions : A MudRunner Game propose des terrains très sauvages. Loin des routes, il faudra donc prendre votre courage à deux mains et avancer parfois à l’aveugle à travers la végétation. Malheureusement, il y a une cassure dans le réalisme. J’ai très souvent eu l’impression d’avoir un jeu « arcade » de sports extrêmes. Plutôt incohérent avec la physique qui se veut toujours aussi réaliste. Puisque nous sommes dans les terrains, sachez qu’au lancement du jeu, seuls deux régions vous sont proposées. Un désert aride, ainsi que des collines verdoyantes. La seconde carte est plus parlante, alors que dans la première, la boue va vous manquer drastiquement.

Les mini-jeux ?

Je n’avais pas été séduit par la proposition durant la Gamescom, et « manette en main », je le suis encore moins. En tant que « scientifique » de l’extrême, vous allez devoir étudier le terrain. Vous équiper de votre drone, utiliser ce dernier, ou repérer différentes ressources grâce à des capteurs que vous avez installé au préalable sur votre véhicule. C’est amusant les premières fois, mais très vite on se rend compte que ça ne fonctionne pas, ce n’est pas ce qu’on attend du jeu, et surtout que ça ne renforce en rien l’immersion. Pire encore, il y a ce mini-jeu (juste en dessous) dans lequel il faut appuyer quand le curseur est entre les crochets.

Bien évidemment, toutes ces petites choses donnent une « narration » à ce Expeditions : A MudRunner Game.

Bien plus fin

La trilogie MudRunner est connue pour sa physique, et ici la donne ne change pas, voir s’améliore. En effet, le moteur physique semble plus fin, et avec les heures de route sur SnowRunner, j’ai remarqué beaucoup d’améliorations sur les collisions. Par exemple, les dégâts lourds infligés par une simple petite pierre ne sont ici plus d’actualité, et c’est un vrai plus. Le jeu gagne aussi en beauté, les textures sont aussi plus fines. Le jeu est un peu moins terne, en plein jour c’est même frappant, à la limite de la saturation de couleurs. Mais au moins les développeurs ont osé une direction artistique un peu différente.

Du côté des véhicules, ceux-ci sont un peu moins nombreux, et comme cité au travers du test, ici vous allez surtout avoir besoin des véhicules d’exploration. Plus légers, facilement réglables, équipés avec quelques accessoires qui facilitent la vie, certaines parties de l’expérience seront un véritable jeu d’enfant. À ce propos, j’ai remarqué que le jeu était moins agréable à jouer au volant. En effet, comme vous allez devoir regarder sans cesse dans tous les sens pour vous orienter, l’emploi d’une manette sera plus que recommandé.

Pour le moment, il n’y a donc pas de véhicules exotiques. Avec cette approche plus sauvage, qui nécessite moins de poids lourds, j’espère un jour voir débarquer des quads, par exemple.

Multijoueur moins intéressant

Je ne pensais pas aborder un sujet complet pour le multijoueur, mais au travers de ma progression sur le jeu, je me suis rendu compte à quel point l’approche d’Expeditions : A MudRunner Game impactait la coopération. Avant tout de chose, je tiens à préciser que dans le cadre du test, la coopération n’était pas disponible.

Avec cette nouvelle façon d’aborder les missions, la conquête sauvage à plusieurs perd beaucoup de son charme. Si dans SnowRunner jouer à quatre vous permettait de dispatcher les différentes tâches avec vos amis, avec de quoi voler au-dessus des objectifs sans jamais vous arrêter, ici tout est différent. Avoir des missions à réaliser les unes après les autres est déjà un premier frein. L’autre grande force du multijoueur résidait dans l’entraide pour se sortir du pétrin. Un point ici presque effacé grâce aux nouveaux accessoires que vous pouvez prendre avec vous à l’intérieur de vos véhicules.

Des ancres que vous pouvez planter partout pour vous retourner, ou faire du rappel, jusqu’au cric qui vous permet de vous remettre d’aplomb de manière très facile. La difficulté et la nécessité d’être à plusieurs s’efface encore plus.

Mi-boue, mi-poussière

Je suis déçu par Expedition : A MudRunner Game, mais je ne souhaite pas pour autant impacter ses qualités. Il reste un excellent jeu de franchissement qui propose des défis avec une montée de la difficulté qui se fera à la douceur de la roue de votre camion. Le pari est ici totalement réussi pour le studio qui ouvre son projet à un publique moins friand de la vraie « simulation ». Aussi, il faut le dire, tout le monde n’a pas aimé la proposition de SnowRunner et y trouvera son compte avec cette approche plus sauvage de l’aventure.

Meilleur, mais bien différent

Expeditions : A MudRunner Game n’est pas l’apogée de tout le savoir faire de Saber Interactive. Il est une aventure différente. Plus accessible, moins prise de tête, il perd malheureusement quelques plumes dans l’opération à commencer par son multijoueur qui n’a plus son charme. Néanmoins, de manière générale, on retrouve les sensations que l’on aime, et y découvre même la joie de l’exploration dans sa plus simple robe. La satisfaction est toujours omniprésente une fois la mission accomplie.


Information importante, SnowRunner va continuer d’exister aux côtés d’Expeditions : A MudRunner Game. De quoi vous laisser le choix de sauter d’une aventure à l’autre. Prévoyez tout de même de longues journées devant vous, pour cette nouvelle monture, les développeurs parlent de 100 heures de jeu. D’ailleurs je vous laisse, j’ai une nouvelle zone à aller découvrir, de la boue à traverser, et peut-être même faire un peu de rappel le long d’une zone escarpée.

Contexte du test
– Joué sur PC, disponible sur PS4, Playstation 5, Xbox One et Series X|S
– Non sponsorisé, clé offerte par Focus Entertainment


Testé sur un Lenovo Legion Tower 7i de huitième génération.

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